FIKIN : son côté différent des kermesses

Face aux espaces festifs qui se créent dans tous les coins de la ville pendant les vacances, cette institution publique a toujours su garder une ligne de démarcation grâce aux expositions et conférences. Mais, une semaine après l’ouverture de cette édition foraine, les exposants et conférenciers se comptent au bout des doigts. 

 

Les conférences et expositions démarquent la Fikin des kermesses. (Photos BEF)

Les conférences et expositions démarquent la Fikin des kermesses. (Photos BEF)

Initialement prévue pour le 5 juillet, l’ouverture de l’édition foraine 2014 à la Foire internationale de Kinshasa (FIKIN) a été repoussée d’une semaine, question de permettre aux opérateurs économiques et culturels d’aménager leurs stands. Malgré cette prolongation, la majorité d’institutions privées ou publiques, attendues à cette manifestation traine le pied. Les activités pédagogiques peinent à décoller, par rapport aux côtés festifs où, comme toujours, quelques parcs d’attraction sont à leur place, les « malewa » (restaurants de fortune) et autres débits de boissons, tout à son comble, malgré l’absence très remarquée de podiums des sociétés brassicoles qui produisent des artistes musiciens, draineurs d’une grande foule.

Jusqu’au mercredi 16 juillet, seul le pavillon 10 a fait le plein, grâce à un déploiement de la Province Orientale qui a occupé plus de la moitié de cet espace pour présenter ses diverses ressources. Le pavillon est complété par les stands de la Société nationale d’assurance (SONAS), de la Société congolaise de contrôle technique (SCCT), de l’Office congolais de contrôle (OCC). Bas-Congo et Bandundu qui figurent parmi les trois provinces annoncées pour cette édition, hormis Kinshasa, sont encore invisibles.

Dans le pavillon en face, le Fonds de promotion de l’industrie (FPI) est l’unique à se déployer au milieu des menuisiers qui montent à peine des stands pour d’autres institutions nationales. Pavillon suivant, le décor reste le même : une association des femmes médecins s’identifie comme la seul occupante du lieu, en attendant l’arrivée des autres exposants. « Nous pourrons finir ces travaux dans deux ou trois jours », indique un menuiser. Deux ou trois jours ? Cela va engloutir déjà une semaine sur quatre prévue pour cette édition foraine qui doit faire tomber ses rideaux le 11 août.

Côté conférences, il fallait attendre quatre jours pour que le public assiste, enfin, à la première tribune d’échange et de réflexion organisée par la Province Orientale. « Cet échange se tient d’ailleurs parce que les ministres provinciaux de la Province Orientale doivent rentrer d’ici demain», indique une administrative de la foire. A la direction générale de la FIKIN, on semble jouer à l’improvisation. Le programme sur la tenue des conférences et la liste sur les institutions devant exposer pendant l’édition ne sont pas disponibles, à en croire une dame à la réception.

Ces activités qui différencient la FIKIN des kermesses qui s’organisent pendant cette période de vacances, dans différents quartiers de la capitale, peinent à démarrer normalement. Avec les débits de boissons et quelques jeux pour enfants comme activité phare, cette institution qui n’attire plus grand monde risque d’en manquer beaucoup plus cette année. Surtout que pour y accéder, il faudrait débourser 1 000 francs, alors que dans des kermesses, en plus d’être à proximité du public, l’entrée est libre.

Cette édition foraine qui a ouvert ses portes le samedi 12 juillet sous le thème : « PMI et PME moteur de développement en RDC » accorde, selon le ministre de l’Economie nationale, Jean-Paul Nemoyato une opportunité aux Petites et moyennes entreprises et Petites et moyennes industries à faire la publicité de leurs différentes réalisations, en exposant le fruit de leurs productions pendant un mois. Jusque là, ces exposants trainent encore le pied pour assister activement à cette manifestation nationale à caractère socioculturel, commercial, industriel, agricole et artisanal.