L’effet mécanique de la révision des prix du carburant absorbé

Le niveau général des prix, au plan national, s’est établi à 0,011 % contre  0,018 % une semaine auparavant. Cela porte l’inflation cumulée à 0,765 % et celle projetée sur l’année à 1,293 %, contre une cible de 3,7.

La hausse du prix du carburant n’a pas eu d’effets collatéraux dans la chaîne des prix. (Photo Radio Okapi)

La hausse du prix du carburant n’a pas eu d’effets collatéraux dans la chaîne des prix. (Photo Radio Okapi)

Selon les experts du FMI, « cette évolution tient, notamment, au ralentissement de la demande dans les pays émergents, aux tensions géopolitiques et au regain de la volatilité des marchés financiers. » En ce qui concerne les cours des matières premières exportées par la RDC, la réunion du gouvernement, consacrée au suivi de la situation économique et financière du pays (Troïka stratégique), note la remontée du cuivre ( 1,71 %) et la bonne tenue du cobalt (+3,34 %), la baisse de l’or (-1,08 %) et du blé (-3,82 %) ainsi que la stabilité du riz et  du mais (0,00 %). « Les estimations de la croissance en 2014 sont ressorties à 8,8 % contre une prévision de 9,5% retenue dans le cadre macroéconomique et des réalisations de 8,5 % en 2013 », indique la Troïka.

Les estimations de la croissance en 2014 sont ressorties à 8,8 % contre une prévision de 9,5% retenue dans le cadre macroéconomique et des réalisations de 8,5 % en 2013 .

La Troïka

S’agissant de l’inflation, la Troïka  affirme que l’effet mécanique de la révision des prix de carburant à la pompe a été absorbé. Le niveau général des prix, au plan national, s’est établi à 0,011 % contre  0,018 % une semaine auparavant. Cela porte l’inflation cumulée à 0,765 % et celle projetée sur l’année à 1,293 %, contre une cible de 3,7. Les membres de la Troïka stratégique ont insisté sur « la nécessité de  lutter, de façon permanente, contre les tracasseries sous forme des taxes illégales et des barrages multiples afin de favoriser la fluidité des échanges et la résorption de la cascade des coûts. » Pour ce qui est des opérations financières du secteur public, le solde primaire et général du trésor se chiffre, au 25 juillet 2014, à 7,11 milliards de francs. En cumul annuel, les marges de trésorerie ont atteint 113,7 milliards de francs. Quant au solde des opérations financières de la BCC, il remonte à -2,14 milliards de francs. La Troïka parle aussi de la consolidation de la stabilité du taux de change tant à l’interbancaire qu’au parallèle: le dollar se négocie respectivement à 922,68 francs  et 931,50 francs. L’exécution du  budget, en devises, dégage un déficit légèrement réduit par rapport à la semaine écoulée. Ce dernier a été  arrêté à  12,9 millions de dollars contre 18,1. Le niveau des réserves internationales s’établit à 1.726,05 millions de dollars correspondant à 8,2 semaines d’importation contre 1,720 milliards de dollars correspondant à 8,2 semaines d’importation, il y a une semaine. Le taux directeur de la Banque centrale du Congo reste à  2 % l’an. Le dispositif pour le coefficient de réserve obligatoire demeure inchangé: 5 % pour les dépôts à vue, en monnaie nationale, et  0 % pour ceux à terme. Le coefficient de réserve obligatoire, pour les dépôts en monnaies étrangères, se situe à  8 et 7 % respectivement pour ceux à vue et à terme.