Un lampadaire à énergie solaire coûte 3.500 dollars

La population s’inquiète de l’efficacité de cette nouvelle technologie expérimentée, sans trop de réussite, dans certains terrains de football à Kinshasa.

 La population émet des doutes sur l’efficacité de cette technologie.

La population émet des doutes sur l’efficacité de cette technologie.

Le Boulevard Lumumba, dans son tronçon allant du viaduc construit au bas du pont Banunu, dans la commune de Matete, jusqu’à l’aéroport de Ndjili, se transforme du jour au jour. Rien qu’à la vue de la maquette affichée à l’entrée du pont Matete, l’on peut affirmer qu’au finish, ce site va concurrencer la place des Evolués, réhabilitée en face de l’ISP/Gombe, à proximité de la Banque Centrale du Congo (BCC) et du ministère de l’Intérieur. Outre la chaussée reconstruite à huit bandes, ce sont des lampadaires qui sont en train d’être posés. Cependant, contrairement à ce qui se passe ailleurs où l’éclairage public est fourni par la SNEL, ces lampadaires seront alimentés par l’énergie solaire. Selon des informations recueillies à l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) qui supervise les travaux de construction et de réhabilitation des infrastructures, « le poteau avec socle en béton armé coûte 3.500 USD, parce que le socle lui-même coûte 2.000 USD ».

Déjà, l’efficacité de cette nouvelle technologie suscite d’inquiétudes chez la population, habitant l’Est de la capitale, principale bénéficiaire. Elle redoute également que la lumière produite par ce lampadaire soit faible, réduisant ainsi le champ d’action de l’éclairage. Elle estime que cet état de choses ne rasure pas quant à la sécurité aux endroits à forte concentration où les badauds profitent de l’obscurité pour se dissimuler dans la foule et opérer.

Certains gardent un souvenir amer de cette technologie, se rappelant de l’expérience similaire tentée, sans trop de réussite, tout autour des terrains de jeux de Kinshasa. Un haut responsable de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) essaye de donner des assurances sur l’efficacité de cette nouvelle technologie, qui est privilégiée. Son principal avantage, dit-il, réside dans l’économie réalisée au niveau de la consommation de l’énergie. Quant à l’autonomie des batteries qui transforment l’énergie solaire en énergie électrique, elle est de trois jours. Il précise que pour prévenir une éventuelle insuffisance de rayonnement soleil, ces batteries seront régulièrement reconditionnées.

Il sied de relever qu’il est prévu la pose de 3.600 projecteurs sur ce tronçon. L’ACGT projette étendre cette nouvelle technologie sur d’autres grandes artères. Il s’agit de la route des Poids Lourds, de la route allant de l’Université pédagogique nationale (UPN) à Mitendi, de la nouvelle route qui sera tracée de la Cité Verte à l’aéroport de N’djili en passant par Cecomaf et Kimbanseke. L’énergie solaire est aussi utilisée à Kinshasa pour le fonctionnement des panneaux de signalisation routière sur le boulevard Lumumba entre l’aéroport et pont Matete.