Infrastructures : le boulevard Lumumba attend ses sept passerelles

Ces ouvrages, qui faciliteront la traversée de cette route, visent à réduire les cas d’accidents de circulation, souvent mortels sur cette artère.

Ces passerelles seront aériennes.

Ces passerelles seront aériennes.

Le boulevard Lumumba sera doté de sept passerelles afin de permettre la traversée de ses huit bandes. Ces travaux, qui vont bientôt commencer, représentent des chantiers ouverts dans le cadre de la modernisation des routes, la sécurité des piétons et celle des personnes vivant avec handicap. Pour le premier ministre, Augustin Matata Ponyo, qui a annoncé cette décision, les travaux devront être organisés en tenant compte de l’échéance de la rentrée scolaire.

Il ne s’explique donc pas que l’on ait préféré utiliser des panneaux solaires pour éclairer cette route alors que ces dits quartiers sont alimentés par le réseau Snel et ont, dans la plus part du temps, du courant 

un kinois

Matata Ponyo a également rappelé qu’il sera également question de construire des gares routières et des aires de stationnement pour fluidifier le trafic routier. Pour le chef du gouvernement, les travaux déjà lancés doivent impérativement se poursuivre avant la rentrée scolaire 2014-2015. À l’échelle nationale, le gouvernement a réaffirmé les grandes orientations retenues dans le domaine des infrastructures, pour la connectivité des populations. Il s’est posé la problématique des travaux de réouverture routière visant principalement la route nationale numéro un qui a la spécificité de relier l’ouest et le sud-est de la RDC. Celle-ci traverse au moins cinq provinces, en l’occurrence, le Bas-Congo, la ville de Kinshasa, l’Équateur, le Kasaï Occidental et le Katanga.

Ces travaux de la troisième phase de l’agrandissement du boulevard Lumumba ont été lancés, fin 2013, concernant la partie comprise entre l’échangeur de Limete et l’aéroport international de N’djili. Cette phase, est également importante pour d’autres communes de la ville, notamment Matete, Kimbaseke, Masina et N’djili. La décision annoncée, le 5 août, d’ériger les sept passerelles sécurisées, le long du boulevard Lumumba, est plutôt bien accueillie dans les milieux des usagers de la route.

Energie solaire boudée

D’autre part, il se pose la question de l’opportunité d’éclairer le boulevard Lumumba, grâce à l’énergie solaire alors que le réseau électrique de la Snel fonctionne normalement tout au long de cette artère, de l’aéroport de N’djili à son croisement avec l’avenue Funa, dans la commune de Limete.

Pour beaucoup, l’utilisation de l’énergie solaire sur le boulevard Lumumba a été dictée par le besoin des affaires que celui des opportunités. « Nous avons du courant électrique produit par les différentes centrales du pays proches de Kinshasa dont Inga et Zongo, qui arrive jusque dans les quartiers traversés par ce boulevard. Il ne s’explique donc pas que l’on ait préféré utiliser des panneaux solaires pour éclairer cette route, alors que ces dits quartiers sont alimentés par le réseau Snel et ont, dans la plus part du temps, du courant », a fait observer un kinois. « On pouvait encore comprendre qu’avec les potentialités du pays en électricité, l’énergie solaire soit utilisée en campagne ou en province. Le faire en plein Kinshasa, avec le cout de ces panneaux, dénote des motivations qui sont autres que la seule volonté de vouloir éclairer ce boulevard », a-t-il soutenu.

Pour lui, le responsable de cette situation est l’Agence congolaise des grands travaux qui a la charge de contrôler ce qui est fait dans le cadre du contrat chinois.

INFO BOX

  • sept passerelles sécurisées pour faciliter la traversée des huit bandes du boulevard Lumumba.
  • les travaux devront être organisés en tenant compte de la rentrée scolaire.
  • L’utilisation des panneaux solaires est inopportune.