La phase du forage s’approche

Après avoir découvert l’existence de 3 milliards de barils de pétrole en Province Orientale, les experts de l’entreprise Oil of DRC passent à la vitesse supérieure. Ils vont creuser deux puits d’exploration. 

Puits de pétrole à l’océan Atlantique. (Wikipédia)

Puits de pétrole à l’océan Atlantique. (Wikipédia)

Oil of DRC, filiale d’exploration pétrolière du groupe Fleurette, a annoncé le 7 août la mise à jour de 3 milliards de barils de pétrole suite à l’actualisation de l’interprétation, par les compagnies GeoTrace et Ecopetrol, des données sismiques 3D, acquises sur ses propriétés des blocs I et II du Lac Albert, en RDC. A en croire les responsables de cette entreprise, il s’agit des résultats très positifs de la campagne sismique menée par la société. Oil of DRC s’est engagé à apporter les investissements nécessaires pour faire avancer un projet appelé à onner un coup de pouce sérieux à l’économie du pays. La société se fixe, à présent, comme priorités, le forage de deux puits d’exploration et une campagne sismique 3D centrés sur la plus complexe des structures pétrolières identifiées lors de l’étape précédente. Cette filiale pétrolière du groupe Fleurette a déjà entamé l’étude de faisabilité pour évaluer l’opération de forage tout en prenant en compte les deux puits prévus. Plus de 75 millions de dollars ont été investis dans l’exploration des blocs I et II, dont plus de 20 millions, dans les études sismiques.

Après deux phases de tests sismiques, des analyses indiquent l’existence d’environ trois milliards de barils, une réserve qui pourrait être de même ampleur de l’autre côté du lac, en Ouganda. Le résultat des tests sismiques montre des ressources potentielles considérables qui peuvent augmenter sensiblement le PIB de la RDC, si elles sont extraites et exportées de façon sûre et économique, selon les experts. D’après Oil of DRC, une production de 50.000 barils par jour augmenterait le PIB de la RDC de 25 %. Pour passer à la phase du forage, la préparation de ces activités va nécessiter d’importants travaux, comme de nouvelles routes et un nouveau port, et se traduira par une délocalisation de quelques communautés locales de la région, située dans la Province Orientale. Cette province et celle voisine du Nord-Kivu, riches en minerais précieux, souffrent de l’activisme des groupes armés locaux et étrangers qui s’affrontent, depuis plus d’une décennie. La découverte de ces réserves constitue une source d’opportunité, pour relever le niveau de l’économie congolaise.

Plus de 20.000 emplois créés 

Le groupe Fleurette est un groupement d’entreprises se prévalant d’un investissement important dans divers secteurs, y compris les ressources naturelles, l’agriculture et les investissements sociaux. Il a une expérience approuvée avec d’autres entreprises en RDC, tant dans le secteur privé que dans le secteur public, dont la Gécamines et bien d’autres. Fleurette se spécialise dans des projets industriels d’envergure, en environnement. Reconnu comme l’une des plus grandes entreprises privées de la RDC, le groupe Fleurette a investi plus de 1,5 milliard de dollars dans l’acquisition et le développement de l’exploitation minière et d’autres actifs. Grâce à son engagement et son soutien à l’économie du pays. Il a contribué à créer plus de 20.000 emplois directs. Il passe pour être l’un des principaux employeurs au pays. Dan Gertler, son patron, a commencé à investir dans le secteur diamantifère de la RDC en 1997, à une époque où le pays était déchiré par la guerre. Au cours de la dernière décennie, son groupe Fleurette s’est élargi, du minerai de fer, de cuivre et de cobalt, à l’agriculture, au pétrole et au gaz.