Katanga : la province qui vaut aussi de l’or

Outre le cuivre, la riche province du pays vient de dévoiler, dans son sous-sol, une importante réserve aurifère. 

Le Katanga amorce une ruée vers l’exploitation de l’or. (DR)

Le Katanga amorce une ruée vers l’exploitation de l’or. (DR)

Réputée pour ses importants gisements en cuivre et dérivés, cette province est en train de prendre aussi une place importante dans la liste de celles qui regorgent, dans le pays, des sols en teneur aurifère élevée. L’entreprise Armadale Capital Plc peut se réjouir d’avoir investi suffisamment dans l’exploration de l’or au Katanga. Au début du mois de septembre, cette société a annoncé avoir détecté une « robuste minéralisation ouverte dans toutes les directions », dans le périmètre de son projet de Mpokoto, portant sur l’or. Elle se fondait sur des résultats d’une campagne de forage, conduite sur une longueur de 30 km. Ces teneurs en or sont de l’ordre de 2,5 gr par tonne, sur 20 m, à partir de 14 m de profondeur, 4,26 gr par tonne, sur 6 m, à partir de 9 m et 4,42 gr, par tonne, sur 4 m, à partir de 56 m. Selon cette même entreprise, une autre et « nouvelle importante zone de minéralisation continue », longue de plus de 750 m. Elle a été identifiée, à une profondeur de 60 m. Pour Justin Jewis, directeur d’Armadale Capital Plc, ce sont des « résultats hautement encourageants ». Ils mettent en valeur ce site, qui devient un projet de développement de coût élevé. La société se concentrait sur la prospection des ressources d’oxyde, également de coût élevé, mais se situant à de faibles profondeurs. Ces nouvelles données permettront à l’entreprise de mettre à jour la classification des ressources dans ce périmètre ainsi que l’étude de cadrage de ce site. Armaldale Capital détient, dans ce projet, 80 % des parts. Il faut noter que cette société, cotée à la place de Londres, intervient dans plusieurs pays africains. Au cours de ce même mois de septembre, elle a renforcé sa présence dans la province du Katanga, en acquérant le patrimoine de Kisenge Limited. C’est aussi un « robuste projet de coût élevé », qui regorge près de 507 000 onces d’or. L’entreprise de Justin Lewis obtient 4 licences d’exploitation, « très prometteuses ». Ces documents portent sur des gisements d’or, de manganèse et de diamant. La production du métal jaune devrait être effective, avant la fin de l’année 2015. La société Kisenge Limited détenait 80 % des parts de l’entreprise des mines d’or de Kisenge et 100 % d’intérêts dans la compagnie minière Cheff mining Congo Sarl.