La décentralisation financière a du plomb dans l’aile

(c)NEIL PALMER PHOTOGRAPHY

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L’une des réformes du gouvernement Matata Ponyo consiste en la décentralisation financière. Le cadre légal favorable à une croissance distributive à été mise sur pied. Il s’agit de la loi 11/011 du 13 juillet 2011 relative aux finances publiques. La loi prévoit la décentralisation dans ses aspects financiers.

Cette décentralisation connait beaucoup de difficultés dans sa mise en œuvre. Les services mobilisateurs des recettes recouvrent avec peine les revenus nécessaires pour renflouer les caisses de l’État.

Dans les territoires comme celui d’Idiofa dans le Bandundu, les habitants n’acceptent pas de payer l’impôt personnel sur le revenu et l’impôt sur le loyer. Pour nombre de citoyens congolais, dans le Maniema, l’impôt personnel sur le revenu semble être une exigence de trop Ici, les contribuables ne comprennent pas le bien-fondé d’un tel impôt. L’autre difficulté de la décentralisation financière est l’insuffisance de la sensibilisation des contribuables sur les modalités pratiques de mise en œuvre de celle-ci. Les services de la DGI, de la DGRAD et de la DGDA n’apportent pas suffisamment l’information auprès du citoyen quant à l’exigence légale de s’acquitter de son impôt, ou même de payer les frais dus au Trésor.

En outre, l’opinion n’est pas suffisamment sensibilisée et même associé à la démarche relative à la réforme des finances publiques en province. Cette démarche  consiste en un état de lieux succinct de la reforme des finances publiques locales, la définition d’une approche harmonisée et standardisée de l’appui à la reforme des finances provinciales et locales.

A cela, l’on ajouterait la définition d’un agenda de la mise  en œuvre du programme de reforme des finances publiques dans les entités territoriales décentralisée, ETD. La décentralisation financière a du plomb dans l’aile à cause aussi de la délicate question de rétention à la source de recettes réalisées par les entités territoriales provinciales décentralisées. Ces entités  ne reçoivent pas encore cette quotité qui leur est due conformément à la loi.