Mortelle pollution de l’air

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) appelle à une action urgente pour sauver l’humanité face à un phénomène naturel préoccupant.

 

Les gaz à effet de serre sont l’une des principales causes du rechauffement climatique. (DR)

Les gaz à effet de serre sont l’une des principales causes du rechauffement climatique. (DR)

Le communiqué de l’OMS du 27 août est formel : lutter contre le changement climatique et ses conséquences est bénéfique pour la santé. » Les statistiques projettent 250.000 décès probables, d’ici 2030, des suites de la morbidité, de la canicule, des inondations, de la malnutrition, des diarrhées et même des dégradations au niveau de l’approvisionnement en eau. Les pays subsahariens seront parmi les plus touchés, pour n’avoir pas des politiques énergétiques strictes, de transport et de santé. En été 2003, en Europe, plus de 70.000 décès dus à la canicule ont enregistrés chez les personnes âgées.  La conférence de l’OMS, organisée cette année à Genève, a invité les pays à opter pour des grands changements dans les politiques énergétiques, des transports et de santé. Plusieurs actions sont encouragées notamment la construction des centrales hydroélectriques, l’application stricte des mesures portant interdiction d’importation des véhicules vieux de plus de 10 ans et la promotion de certains modes actifs de déplacement, comme la marche ou la bicyclette, à la place des véhicules. Il faut sensibiliser les ménages, pour limiter la production de gaz à effet de serre. Chaque année, le défi est d’éviter des millions de décès dus aux maladies provoquées par un niveau élevé de pollution de l’air. Plus de 300 participants à la rencontre de Génève, dont des ministres et d’éminents experts de la santé, du climat et du développement durable, ont indiqué qu’il faut préparer les populations à adopter des mesures d’adaptation contre les effets de la chaleur, des maladies infectieuses et l’insécurité alimentaire. « Le changement climatique met en danger la santé humaine », a affirmé le docteur Margaret Chan, directeur général de l’OMS, qui prône la réorientation de la trajectoire.

Pour lui, il faut améliorer les capacités de lutte contre les maladies infectieuses très sensibles aux variations météorologiques. Sont plus vulnérables à ce phénomène, les défavorisés et les enfants. Le plus dangereux est la pollution de l’air, qui en 2012, a causé le décès de sept millions de personnes, soit un individu sur huit.

Des questions liées à la santé et au climat seront de nouveau débattues lors du prochain sommet, prévu ce mois. Les participants vont tenter d’évaluer les solutions en rapport avec les déterminants sociaux et environnementaux, qui influencent la santé comme l’air pur, l’eau potable, la nourriture et la sécurité du logement. En RDC, tous ces paramètres sont au rouge et rien n’est rassurant qu’en 2050, le pays pourra atteindre les Objectifs du développement durable. Il est connu que les pays en développement n’ont pas des bonnes infrastructures de santé et, par conséquent, ne saurons faire face à cette situation sans assistance. L’OMS estime les dommages directs pour la santé à 4 milliards de dollars, par an. Or, l’usage des combustibles fossiles, activité très prisée ces cinquante dernières années, est à la base de l’abondance du dioxyde de carbone et autres gaz à effet de serre. Les températures ont augmenté d’environ 0,75°C avec plus de 0,18°C de réchauffement, par décennie. Cette situation mène à la catastrophe, surtout lorsque le niveau des mers s’élève, les glaciers fondent et la répartition des précipitations change. Chaque année, Les catastrophes causent plus de 60 000 décès, principalement dans les pays pauvres.