En 2014, TIGO compte investir 68 millions de dollars US supplémentaires en RDC

Siège de TIGO à Kinshasa-Ngaliema

Siège de TIGO à Kinshasa-Ngaliema

La société des télécommunications Tigo a investi une bagatelle somme de 43 millions de dollars américains en RD Congo au cours de l’exercice 2013. Ce montant sera porté à 68 millions $ US en 2014, soit un accroissement de 15,8 % qu’en 2013. Et Tigo ne compte pas s’arrêter là. En effet, ladite société ambitionne d’accroître davantage ses parts de marché en RDC, en misant sur la partie orientale du pays après la déroute du M-23 dont la rébellion a pollué le climat des affaires. Tigo compte y retourner incessamment pour réactiver son réseau, suspendu momentanément pour insécurité à cause de la part de marché télécommunicationnel détenue par cette partie du pays où la population est plutôt pessimiste que fataliste. Ce qui constitue un gros investissement quand on sait que depuis le lancement en RDC de la marque Tigo en janvier 2007, cette firme a déjà investi une somme de plus de 400 millions de $ US.

Toutes ces précisions et tant d’autres ont été livrées aux responsables des médias par le numéro un de Tigo, le Réunionnais Stéphane Teyssedre, mercredi 20 novembre 2013, au cours d’un déjeuner de presse organisé au Pool House, restaurant sis au quartier Utexafrica dans la commune de Ngaliema. Héritière de la licence de la société Oasis créée en 1997, Tigo compte déjà à son actif, plusieurs réalisations ayant contribué au développement de la RDC, a renchéri Stéphane Teyssedre. Il a cité, à cet effet, entre autres l’équipement de la mairie et des services de sécurité de Goma, chef lieu de la province du Nord Kivu, en téléphones et numéros verts pour le maintien de la sécurité urbaine, la sélection et l’accompagnement financier de quelques projets des femmes, l’accompagnement social des agents sinistrés pour financer la totalité des frais et un vaste programme d’accompagnement d’une organisation non gouvernementale encadrant les enfants hospitalisés pendant une longue période dans leur suivi éducationnel à l’hôpital de Kalembelembe et à la Clinique de Ngaliema pour les exempter de courir le risque de blocage de leur scolarité une fois qu’ils en sortent. Et d’ajouter que l’expérience sera étendue les tout prochains jours dans 13 autres centres dans les provinces du Bas Congo, des Kivu et du Katanga. Le numéro un de Tigo a surtout mis l’accent sur deux actions sociales importantes. Il s’agit d’abord de la signature de la Convention collective de travail avec le personnel, document qui, selon lui, a une dimension supra légale en termes d’accompagnement social parce qu’il sécurise les salariés en leur donnant une visibilité intégrale surtout que dans le monde des télécommunications congolaises beaucoup ne l’ont pas encore fait, a martelé en marchant M. Stéphane Teyssedre. Ensuite, de la paie électronique des agents et fonctionnaires de l’Etat par voie de « Tigo cash », avec comme avantage la confidentialité de la paie, le payement en tout lieu, l’élimination de la soustraction injustifiée des frais sur les enveloppes salariales des bénéficiaires et le dénichement des fictifs.

Cependant, la plus grande réalisation reste la contribution de Tigo au développement de la RDC à travers les différents impôts et taxes payés au gouvernement. Tenez, de source proche de cette société, Tigo a payé en 2011 une somme de 53.851.517,01 $ US couvrant tous les impôts et taxes sur des revenus de l’ordre de 150 millions $ US, soit 36 %, tandis qu’en 2012 à la suite de la pression fiscale que subit l’industrie des télécommunications, la même entreprise a versé à l’Etat via ses différents services un total des taxes évalué à 73.297.738,28 $ US sur des revenus de l’ordre de 147 millions $ US, soit 50 %.

Changement de stratégie de communication

Il y a aujourd’hui un courant de chercheurs en communication qui appuient et lient la thèse de la bonne direction d’une entreprise à la bonne manière de communiquer. Henri Kaufman en fait partie, car dans son livre « Science et communication font-elles bon ménage ? » publié chez Jacques Marie Laffont en 2002, cet auteur indique en recourant à Saint Simon que si l’église constituait l’ancien pouvoir spirituel, le nouveau pouvoir est aujourd’hui incarné par la communication. Cela sous entend que l’un des indicateurs managériaux d’une firme est sa capacité à communiquer. Aujourd’hui, plus qu’hier, le staff dirigeant de Tigo a compris cette réalité et veulent désormais l’expérimenter. C’est donc cette démarche qui a motivé l’organisation du déjeuner de presse organisé par Tigo. « Aujourd’hui est un grand jour. Tigo communique peu depuis longtemps et décide de changer de stratégie », a déclaré d’entrée de jeu le numéro un de cette société des télécommunications cellulaires, Stéphane Teyssedre. Arrivé à la tête de cette firme en septembre 2012, la quarantaine révolue, celui-ci maîtrise l’art de communiquer et veut combler le déficit communicationnel dont on accuse à tort ou à raison son entreprise: tantôt il se lève quand il juge la pertinence des propos qu’il va dire, tantôt il est assis, mais les gestes interviennent pour accentuer l’importance de ses déclarations, avec à ses côtés messieurs Bathé Ntshabali, Directeur de la Régulation et Mathieu Dutrisac, Directeur Commercial. Et d’attaquer, « ce n’est qu’une première étape; chaque mois, nous allons nous retrouver pour échanger, communiquer. Il n’y aura pas de sujets tabous, parce que la société est transparente et est gérée de manière transparente. Tigo veut être près de vous pour que vous sachiez ce qu’elle fait avec la société civile, comment elle participe et à quelle hauteur au développement de la RDC. Aujourd’hui, c’est le début d’une nouvelle relation entre la presse et Tigo; mon entreprise veut que la presse lui serve de trait d’union avec la population», a-t-il indiqué.

Vision de loin

Le numéro n donne l’impression d’aller plus loin dans ce partenariat qu’il veut sceller avec la presse. Et pour cause, au-delà de la communication institutionnelle développée dans sa maison pour la visibilité de Tigo et du plan de la communication d’entreprise à visée commerciale, il ambitionne aussi vendre l’image de la RDC à l’extérieur. « Tigo s’est retirée des Kivu il y a trois années. Depuis juin 2013, Tigo est retournée au Kivu. On était pessimiste sur le Kivu faute d’informations et d’indicateurs Tigo est en RDC parce que la croissance est dans ce pays. Les actions de Tigo visent à faire venir beaucoup d’investisseurs en RDC. Mon objectif est de faire venir en RDC beaucoup de sociétés en RDC pour créer un véritable écosystème congolais », a déclaré Stéphane Teyssedre. L’on compte voir comment va se développer le partenariat Presse-Tigo que ce dernier veut à tout prix gagnant-gagnant pour la promotion de ses affaires et l’invitation adressée à d’autres partenaires pour venir investir en RDC.