Obama encourage les Africains à poser plus de questions aux investisseurs étrangers

JIM WATSON [AFP] - Le président américain Barack Obama (2ème G) et la Première Dame Michelle Obama (G) posent avec le président sud africain Jacob Zuma (2ème D) et sa femme Thobeka Zuma avant un dîner officiel à Pretoria, en Afrique du Sud

JIM WATSON [AFP] – Le président américain Barack Obama (2ème G) et la Première Dame Michelle Obama (G) posent avec le président sud africain Jacob Zuma (2ème D) et sa femme Thobeka Zuma avant un dîner officiel à Pretoria, en Afrique du Sud

PRETORIA, Le président américain Barack Obama a encouragé samedi les Africains à poser davantage de questions aux investisseurs étrangers pour s’assurer que les contrats profitent bien au continent.

“Nous regardons ce que les autres pays font en Afrique et notre seul conseil est le suivant: assurez-vous que ça profite bien à l’Afrique”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse avec son homologue sud-africain Jacob Zuma, à Pretoria.

Barack Obama a suggéré de poser des questions: “Des gens veulent construire quelque chose ici: est-ce qu’ils emploient des ouvriers africains? D’autres veulent vous aider à développer vos ressources naturelles: quelles sommes resteront en Afrique?”

Le président a répété observer avec bienveillance “l’attention” portée à l’Afrique par les pays émergents comme “la Chine, le Brésil, l’Inde et la Turquie”. Mais “il est important que les Africains s’assurent que ces interactions sont bonnes pour l’Afrique”, a-t-il martelé.

Rappelant que l’Afrique souffre d’une “longue histoire d’extraction de ses ressources” naturelles, le président a mis en garde contre ce modèle économique: “Les matières premières sont envoyées ailleurs, parfois transformées et elles sont revendues à l’Afrique.” Mais “les profits et les emplois restent là-bas et quasi rien ne reste en Afrique”.

Barack Obama a assuré qu’il proposait un partenariat plus équitable, dans l’intérêt même des Etats-Unis qui “pourraient vendre des iPods, des avions et pleins de biens”, à des pays qui seraient plus riches.

“Franchement, nous n’avons pas besoin des ressources énergétiques de l’Afrique”, a-t-il ajouté, en soulignant l’existence de grands projets dans les domaines du gaz, des énergies vertes et du pétrole aux Etats-Unis.

Alors que les échanges entre la Chine et l’Afrique ont dépassé les 200 milliards de dollars (150 milliards d’euros) l’an dernier, des chefs d’entreprise américains ont regretté que le continent ne soit pas dans le viseur diplomatique de la Maison blanche.

En mars, le nouveau président chinois Xi Jinping a effectué sa première visite de chef d’Etat en Russie et en Afrique, où il a signé un grand nombre de contrats commerciaux ou dans le domaine de l’énergie.

Au cours de son premier mandat, le président Obama n’a fait qu’une visite en Afrique subsaharienne, une courte halte au Ghana. Cette fois, il consacre une semaine au continent avec une tournée qui, après le Sénégal et l’Afrique du Sud, doit le mener en Tanzanie.