La SCPT au rendez-vous des villes modernes, villes connectées

L’Internet et la Poste sont deux préalables et/ou atouts majeurs des métropoles du futur. L’opérateur public des télécoms et du colis postal s’y prépare déjà afin de jouer un rôle de premier plan. La démonstration a été faite à la 2è édition de l’Expo Béton.

 

De l’avis unanime, la Société congolaise des Postes et des Télécommunications (SCPT) aura été l’attraction du salon de construction de la 2è édition de l’Expo Béton RDC 2017. Placée sous le thème « Kinshasa Horizon 2050, habitat, nouvelles cités, infrastructures », la manifestation a été organisée du 7 au 10 septembre au Shark Club de Kinshasa et a drainé un nombre impressionnant de visiteurs. La SCPT y a présenté ses deux produits phares, à savoir la fibre optique (Internet) et le courrier postal. En guise de réflexion préliminaire, le directeur général de la SCPT, Patrick Umba, a confié à Business et Finance que sa société a tiré beaucoup de leçons de cet événement. « Nous sommes très satisfaits de notre participation à l’Expo Béton et surtout de l’organisation de cet événement qui a été positive parce que ça a été une grande opportunité pour la SCPT de présenter ses deux produits phares, à savoir la fibre optique et la Poste », a-t-il confié.

Test concluant

Durant toute la période de l’Expo Béton, les participants et les visiteurs ont saisi au bond l’opportunité offerte par la SCPT d’expérimenter son internet haut débit. « Nous avons mis à leur disposition un wifi gratuit sans interruption et le feedback qui nous a été renvoyé comme le reflet du miroir est très encourageant. La SCPT va donc répéter ce genre d’activité dans les jours qui viennent », a déclaré le directeur général Umba, visiblement animé par le souci de faire mieux les choses. Les visiteurs du salon de la construction ont également découvert les réalités de la Poste congolaise new look, aujourd’hui à l’ère de l’innovation  et de la modernité. La nouveauté présentée a consisté en la possibilité pour les clients de la SCPT de suivre l’acheminement du colis, c’est-à-dire savoir à quel endroit se trouve leur colis ou courrier.

Maintenant, il reste à l’opérateur public de vulgariser les innovations. « Nous avons tiré beaucoup d’enseignements pour pouvoir continuer à aller de l’avant », a souligné Patrick Umba. Pour qui, le but poursuivi a été atteint : les participants et les visiteurs ont pu tester avec satisfaction la compétitivité du haut débit de la SCPT à travers un service wifi gratuit et le nouveau produit de la Poste. « Le public doit savoir qu’avec la fibre, la SCPT a actuellement un Internet sécurisé, de qualité et à haut débit. Un énorme travail a été abattu pour la phase Kinshasa-Muanda afin d’améliorer la qualité de la fibre. Aujourd’hui, nous sommes capables d’offrir un Internet de qualité permanent parce que nous avons pris la précaution », a-t-il rassuré.

La SCPT a pris la précaution d’avoir une autre ligne, Kinshasa-Brazzaville qui reprend automatiquement le trafic en cas de désagrément sur la ligne principale. Les villes de Kinshasa et Brazzaville, les deux capitales les plus rapprochées du monde séparées par le fleuve Congo, sont interconnectées depuis quelques mois via un câble de la fibre de 1,5 km. Pour rappel, la fibre de la SCPT a été à plusieurs reprises victime des actes de vandalisme sur la ligne principale n°1 Kinshasa-Muanda.

La centrale de contrôle technique ou le Network Operating Center (NOC) de la SCPT, basée au siège sur le boulevard du 30 Juin, à Kinshasa, est constituée des ingénieurs congolais prêts à surmonter n’importe quelle épreuve sur le terrain. « Il est choquant de voir à quel point nous-mêmes Congolais prenons plaisir à détruire un patrimoine national pour lequel le gouvernement a consenti d’énormes sacrifices pour son financement », avait dénoncé Patrick Umba, lors du dernier « acte de sabotage » non loin de Mbanza-Ngungu dans le Kongo-Central.

Se voulant optimiste, Patrick Umba rassure les Congolais en général, les utilisateurs de l’Internet en particulier, que tous les grands chantiers d’intérêt national portant sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication sont bel et bien en cours d’exécution. Par exemple, la fiabilisation de la phase 1 afin d’augmenter la capacité de transmission de 10 à 100 gigabits d’ici la fin de l’année est jugée satisfaisante. Les travaux d’atterrage de la fibre pour relier Kinshasa à Sakania et Kasumbalesa dans le Haut-Katanga sont presque finis. Dans quelques jours, la SCPT va connecter ses clients sur cette ligne. Les négociations pour assurer une redondance additionnelle avec Zamtel, l’opérateur zambien, ainsi qu’avec l’opérateur public angolais à partir de Kasumbalesa sont également très avancées et pourraient se concrétiser dans quelques jours.

L’interconnexion avec les pays voisins fait partie du projet CAB5. Le projet CAB5 entre dans le cadre d’appui au déploiement des liens manquants dans le réseau national de la fibre afin de connecter les pôles économiques les plus denses de Kinshasa (Ouest), Goma (Est) et Lubumbashi (Sud).

En reliant les trois pôles économiques, ce réseau fournira aux opérateurs de télécoms l’opportunité d’offrir des services de qualité dans tout le pays. Le projet permettra également l’interconnexion avec les pays frontaliers que sont l’Angola, la Zambie, la Tanzanie, le Burundi, le Rwanda, l’Ouganda, la Centrafrique, la République du Congo et le Soudan du Sud. Le projet apporte plusieurs avantages, notamment une meilleure fluidité dans les communications, la transmission des messages par téléphone, l’Internet, la radio et la télévision. Pour le moment, la SCPT travaille sur un projet d’interconnexion de toutes les universités du pays en partenariat avec le ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire. « Il s’agit de donner aux étudiants l’opportunité de bénéficier du haut débit pour leur learning à distance », a expliqué Umba.